Mais qui donc a besoin d’un sténographe en 2020? - ESJQ - École de sténographie judiciaire du Québec

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Mais qui donc a besoin d’un sténographe en 2020?

Les sténographes occupent une place importante dans l’appareil judiciaire… encore aujourd’hui! En transcrivant les audiences et les interrogatoires hors cour,  ils permettent aux autres acteurs de, par exemple, organiser une entente à l’amiable, bâtir un dossier de preuve, organiser une défense. Ce sont principalement les avocats qui requièrent les services des sténographes, mais aussi les palais de justice et certaines organisations. La transcription des notes sténographiques sera consultée par plusieurs intervenants, d’où l’importance de produire des documents fiables, soignés et professionnels.

LE PROFESSIONNALISME DU STÉNOGRAPHE

Au-delà de la prise rapide des mots, le sténographe doit avoir d’autres cordes – tout aussi importantes – à son arc: une présence discrète, un souci du détail et un solide sens de l’organisation.

Dans son attitude, un bon sténographe s’adapte à l’ambiance des séances auxquelles il assiste. Il doit se fondre dans l’atmosphère de chaque cause, certaines étant détendues et d’autres, chargées d’émotion. Il arrive aussi qu’il doive prendre la parole pour assurer la qualité de son travail. Ses interventions doivent être pertinentes et justes pour ne pas déranger le travail des avocats.

Pendant qu’il édite sa transcription, le sténographe doit être minutieux, patient et doté d’une débrouillardise à toute épreuve. Il n’est pas rare qu’un sténographe fouille les moindres recoins de l’Internet à la recherche d’une expression latine, du nom d’un cadre d’entreprise ou d’une règle de grammaire obscure. La persévérance est de mise!

Étant donné que c’est un travail qui implique de nombreux déplacements, de nombreux clients et des causes de nature et d’intensité variées, l’organisation est la clé d’une semaine de travail réussie. De plus, puisque le sténographe doit produire des documents de plusieurs centaines de pages, il est impératif d’adopter des techniques rigoureuses et méthodiques de révision.

Finalement, ne l’oublions pas, le sténographe doit être un amoureux de la langue. Après tout, c’est le langage qui est la matière première de cet art méconnu de la transcription. En verbatim, une virgule placée au bon endroit peut faire toute la différence pour le lecteur.

Bref, être un bon sténographe, c’est bien plus que d’écrire rapidement!