À quoi ressemblent les cours de l’ÉSJQ? -

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À quoi ressemblent les cours de l’ÉSJQ?

À première vue, la formation de l’École de sténographie judiciaire du Québec semble plutôt classique. Le cursus s’échelonne sur deux ans, à raison de trois sessions par année (automne, hiver et été). Chaque jour de la semaine, l’étudiant assiste à un cours de quatre heures. Selon son année d’inscription, l’étudiant appartient soit à la cohorte d’avant-midi, soit à la cohorte d’après-midi.

Or, ce qui fait que la formation de l’ÉSJQ est si singulière et accessible, c’est que tous les cours sont donnés à distance, en synchrone. Pas besoin d’être à Montréal pour s’y inscrire! Vous pouvez retrouver le contenu entier de la formation à cette adresse.

Les avantages d’une formation synchrone à distance

Le terme « synchrone » signifie que l’enseignant.e est connecté.e en même temps que les étudiant.e.s. Aussi, s’il advient que des étudiant.e.s s’absentent, ceux-ci ont heureusement la possibilité d’assister au cours en différé. Récemment, l’enseignement en synchrone a gagné en popularité compte tenu de la crise du COVID-19… ce n’est pas étonnant!

À plusieurs égards, un cours en synchrone est similaire à un cours en présentiel : les enseignants présentent la matière, répondent aux questions et distribuent des exercices qui peuvent (même!) être faits en équipe. Lorsque les étudiant.e.s sont assidu.e.s en classe virtuelle, c’est l’ensemble du groupe qui en récolte les bienfaits, car les questions des uns répondent à celles des autres. L’interaction, même en virtuel, permet d’offrir des cours plus riches, plus vivants et dynamiques.

« Pour avoir été étudiante [à l’ÉSJQ], ça aide beaucoup à rendre le cours plus complet et de challenger ce que l’enseignant présente, mais aussi, pour rendre ça plus interactif qu’une simple présentation magistrale. » – Laurence Lemay, professeure à l’ÉSJQ Contrairement à d’autres universités ou écoles qui ont dû, en 2020, s’adapter à l’enseignement à distance, l’ÉSJQ opère depuis plusieurs années via sa plateforme virtuelle. Les enseignants en connaissent les rouages et savent rendre les cours aussi captivants que ceux donnés en salle de classe. La mécanique est parfaitement huilée et nombreux sont les étudiant.e.s qui en vantent les mérites.

De la théorie à la pratique

Lors des deux premières sessions, les cours dispensés dans le cadre de la formation sont plutôt théoriques. Pour l’apprenti.e sténographe, il faut se familiariser avec le langage sténographique et apprendre à « traduire » la langue française avec la sténotype. L’étudiant acquiert également du vocabulaire spécifique, tels que des termes juridiques, médicaux, policiers ou propres au milieu de la construction.

Par la suite, l’étudiant.e va développer des techniques de relecture et de révision linguistique afin d’assurer que le discours est transcrit en intégralité, ponctué de manière juste, le tout dans un français écrit impeccable.

Graduellement, la formation devient de plus en plus technique, axée sur le conditionnement moteur propre à la sténotypie. Les cours se concentrent alors sur l’acquisition de la précision et de la vitesse de frappe. Pour acquérir le Saint-Graal, à savoir la capacité de taper plus de 200 mots/minute, il faut compter des centaines d’heures de répétition. 

« Je dis toujours aux étudiants qu’à l’école, c’est toujours là qu’ils vont avoir tapé le plus, plus même que dans leur carrière. […] Tout ça dans le but d’acquérir de la vitesse» – Vanessa Lagacé, professeure à l’ESJQ

En résumé, la formation comprend deux grands axes, et l’étudiant devra jongler entre théorie et technique tout au long de sa formation en sténotypie. Les nombreuses heures de pratique requises en font une formation chronophage. On peut comparer le parcours de l’apprenti.e sténotypiste à celui du musicien qui souhaite maîtriser son instrument à la perfection.

Déroulement des séances

Les cours techniques ressemblent à des séances dirigées : les enseignant.e.s et les étudiant.e.s pratiquent tous ensemble. Lorsqu’une dictée prend fin, les étudiant.e.s reviennent sur les difficultés qu’ils ont rencontrées, les mots qu’ils n’ont pas réussi à transcrire et les codes qu’ils n’arrivent pas à taper sur la sténotype. À ce moment, le professeur propose des pistes pour travailler la lacune identifiée. Ultimement, la somme de tous ces exercices contribue au succès de l’étudiant. Cependant, la réussite de ce dernier repose surtout sur l’effort investi lors des séances.

« De la même façon qu’on va au gym, il peut y avoir le meilleur entraîneur en avant, si tu restes dans le fond, le travail se fait pas. » Laurence Lemay, professeure à l’ESJQ

Les cours théoriques, quant à eux, sont plus classiques. En partie constitués d’un enseignement magistral, ils comportent aussi plusieurs activités à distance ou exercices d’apprentissages planifiés. Les sténographes en herbe doivent composer avec beaucoup de fichiers audios (forcément pertinent pour l’apprentissage de la sténographie) qui leur sont distribués après chaque cours pour leur pratique autonome.

Si la formation de sténographe judiciaire vous intéresse, n’hésitez pas à joindre l’École, ou à acheminer votre candidature via le site web.